Si certains commer?ants itinérants préfèrent arrêter leurs activités temporairement au plus froid de l’hiver, d’autres choisissent de venir par tous les temps, même par — 10 °C, comme samedi matin au marché de la place Schneider. Ils n’étaient plus qu’une dizaine à avoir fait le déplacement. Parmi les bancs, il y en avait un qui ne passait pas inaper?u : celui des mara?chers-primeurs Leroux père et fils. On aurait pu croire que l’artiste Christo était venu l’emballer. Mais la solution trouvée est plus pratique qu’esthétique, les légumes et les fruits ne se conservant pas de fa?on optimale lorsqu’il fait froid, les baches installées à la verticale et chauffées au gaz les préservent tant bien que mal.
Grace à ce système, les clients sont assurés de nous voir toute l’année. Sinon les bananes seraient fichues en dessous de 6 °C. Quant aux patates et carottes arrachées des champs elles sucrent en dessous de 0 °C ?La jeunesse et le temps, livre le commer?ant qui doit tout de même consacrer deux heures à la mise en place de sa structure, garante d’un meilleur confort pour tout le monde.
à quelques pas de là, Sonia Raton, qui travaille au banc de la r?tisserie de la Réserve, ne souffre guère du froid, la r?tissoire chauffant en continue. ? Il faut quand même s’habiller chaudement. Plusieurs épaisseurs de vêtements sont nécessaires, ainsi qu’un bonnet russe — une chapka — visé sur la tête, le cou protégé par une écharpe ?. Le seul problème qui subsiste, c’est l’impossibilité de mettre des gants : ? On serait tout le temps en train de les mettre et de les enlever pour servir. Entre chaque client. Du coup, on laisse nos mains dans nos poches ! ?.
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