2012年2月29日星期三

Mon Inavouable Dépendance…

C’est bon ! J’avoue tout ! Je m’appelle Jimi et je suis un accro du shopping. Je suis si soulagé que tout cela soit enfin rendu public. On m’a dit que la première étape de la guérison est d’admettre que l’on a un problème. Je porte ce lourd secret depuis si longtemps – well not much of a secret to anyone who’s met me I dare say.J’ai bien fait du shopping en Australie, mais ce ne fut que lorsque j’ai déménagé ici que mes yeux se sont ébaubis devant les merveilles européennes. Comme vous pouvez bien l’imaginer, les soldes sont presque devenues une expérience érotique pour moi.Personnellement, je pense que tout est la faute de mon mari.

Tout d’abord parce qu’il m’a forcé à quitter mon ?le natale où je n’avais que quelques addictions inoffensives – sex, drugs and tanning – mais principalement parce qu’il est un catalyseur parfait : un soupir et quelques regards énamourés en direction de la vitrine et je peux me faire offrir tous les désirs de mon c?ur. Pour sa défense, il a mis un frein à de nombreuses reprises à ma collectionnite aigue.Tout a commencé assez simplement, lorsque j’ai voulu une nouvelle écharpe pour m’aider à combattre ce froid infernal auquel mon ancienne vie tropicale m’avait si peu préparé.

Avant que je le sache,Un mariage de carnaval, un bébé de carnaval et des rencontres improbables. j’avais assez d’étoles pour couvrir deux patères et quelques étagères dans ma garde-robe. Heureusement, j’étais capable de les diviser et de les cacher selon la saison, mais mon problème est vite devenu apparent. Après avoir été menacé de divorce au prochain achat, j’ai fait ce que n’importe quel toxicomane qui se respecte ferait : j’ai trouvé une autre addiction pour combler ce vide – namely in the form of fitted jackets and stylish coats.

2012年2月21日星期二

Un mariage de carnaval, un bébé de carnaval et des rencontres improbables

Quelle aventure ! Bon souvenir. ? Elodie, dite ? La lapine ?, de Dunkerque : ? Dimanche habituel : on se réunit avec ma bande d'amis, on se maquille tous ensemble avant de se rendre à la bande en bus. Personne ne pouvait prévoir ce qui allait se passer ce jour-là et pourtant, ce 5 février 2006 a changé ma vie. Bray-Dunes : on s'amuse, on chante, du bonheur comme d'habitude avec les copains. D'un coup, un gar?on m'appelle : ? Madame l'infirmière ! ? J'ai un grand caducée cousu sur ma fourrure alors je ne fais guère attention. Et je sais par expérience que les mecs aiment embêter les filles au carnaval.

Mais il est très gentil, et surtout me fait rire. Il faut dire qu'il a l'air mignon, enfin derrière sa jupe, son boa, son maquillage et son rouge à lèvres. Au rigodon, il m'embrasse devant le café. Moment mémorable ! ?a doit être cela qu'on appelle le coup de foudre. On s'est revus peu après. Aujourd'hui j'ai 24 ans, lui 27. On fait les bandes et les bals ensemble depuis notre rencontre. Nous sommes fiancés et vivons ensemble depuis quatre ans et nous sommes les heureux futurs parents d'une petite fille. Naissance prévue pour mars, en plein carnaval ! Elle baigne déjà dedans : le CD des Prout tourne en boucle et le bruit du tambour de papa doit certainement arriver jusqu'à elle.

C'est un futur bébé issu de l'amour... et du carnaval de Dunkerque ! ? Laurent, dit ? Pichon ?, de Harnes (62) : ? Il est l'heure à peine de l'avant-bande. C'est à Saint-Pol-sur-Mer, l'an passé.Edith et George, unis par un fil de laine. Mon premier carnaval. Des vieilles fringues, un boa qui feront l'affaire et une écharpe estampillée SNJ (Syndicat national des journalistes) retrouvée dans mes armoires, pour le clin d'oeil et le signe distinctif (Laurent est correspondant de presse pour La Voix du Nord à Hénin-Beaumont, ndlr).

2012年2月15日星期三

Edith et George, unis par un fil de laine

Une année a déjà passé depuis mon beau billet ?spécial Saint-Valentin? de l’année dernière. Le temps passe si vite! Cette année, j’ai décidé de vous raconter une histoire d’amour véridique (Les pros n’ont pas froid aux yeux) que je trouve très touchante… Et vous allez être servis: romance, héro?sme, coup du destin incroyable… Voilà réunis tous les ingrédients qui font le succès du genre!

?Il était une fois?, donc, deux jeunes gens nés à cinq ans d’intervalle et qui habitaient dans la même rue dans ma bourgade de Ballybán. George (en photo), né en 1922, avait cinq ans de plus qu’édith. La rangée de maisons où ils grandirent, dont les logements mitoyens étaient aussi vétustes qu’exigus, a aujourd’hui disparu (les photos illustrant ce billet ont été prises avant la démolition du quartier). En plus d’être voisins, tous deux fréquentèrent également la même école primaire, qui existe encore aujourd’hui, et donc ils se connaissaient assez bien.

Lorsque la 2e guerre mondiale éclata, George l’intrépide était déjà un champion de hockey sur gazon. Son équipe avait effectivement remporté la finale de la Coupe d’Irlande, ce qui lui avait valu une médaille. George n’avait qu’une envie à l’époque: celle de s’engager dans l’armée. N’ayant que 17 ans, il mentit sur son age et fut admis dans le régiment des Royal Irish Fusiliers. Se distinguant par sa bravoure et son audace, on l’envoya sur les lignes de front un peu partout. Il y était particulièrement exposé puisqu’on lui avait attribué le r?le d’estafette. Il devait donc transmettre, à moto, des messages de la plus haute importance aux troupes alliées en évitant les francs-tireurs et les mines.

2012年2月7日星期二

Les pros n’ont pas froid aux yeux

Si certains commer?ants itinérants préfèrent arrêter leurs activités temporairement au plus froid de l’hiver, d’autres choisissent de venir par tous les temps, même par — 10 °C, comme samedi matin au marché de la place Schneider. Ils n’étaient plus qu’une dizaine à avoir fait le déplacement. Parmi les bancs, il y en avait un qui ne passait pas inaper?u : celui des mara?chers-primeurs Leroux père et fils. On aurait pu croire que l’artiste Christo était venu l’emballer. Mais la solution trouvée est plus pratique qu’esthétique, les légumes et les fruits ne se conservant pas de fa?on optimale lorsqu’il fait froid, les baches installées à la verticale et chauffées au gaz les préservent tant bien que mal.

Grace à ce système, les clients sont assurés de nous voir toute l’année. Sinon les bananes seraient fichues en dessous de 6 °C. Quant aux patates et carottes arrachées des champs elles sucrent en dessous de 0 °C ?La jeunesse et le temps, livre le commer?ant qui doit tout de même consacrer deux heures à la mise en place de sa structure, garante d’un meilleur confort pour tout le monde.

à quelques pas de là, Sonia Raton, qui travaille au banc de la r?tisserie de la Réserve, ne souffre guère du froid, la r?tissoire chauffant en continue. ? Il faut quand même s’habiller chaudement. Plusieurs épaisseurs de vêtements sont nécessaires, ainsi qu’un bonnet russe — une chapka — visé sur la tête, le cou protégé par une écharpe ?. Le seul problème qui subsiste, c’est l’impossibilité de mettre des gants : ? On serait tout le temps en train de les mettre et de les enlever pour servir. Entre chaque client. Du coup, on laisse nos mains dans nos poches ! ?.